Réintégration du Défenseur des enfants : « Une forme d’humiliation pour le Sénat » selon Badinter
« Palinodie, le mot est exact ». Robert Badinter, sénateur des Hauts-de-Seine, n’a pas mâché ses mots jeudi soir lors de l’examen du projet de loi instaurant le Défenseur des droits. Pour le sénateur il est inadmissible que le Défenseur des enfants, qui avait été précédemment retiré du périmètre initial de cette nouvelle institution grâce à un vote au Sénat, soit de nouveau réintégré par des amendements du gouvernement.
« Au premier chef, c'est une forme d’humiliation pour le Sénat, qui a voté hier, clairement, après des échanges complets d'arguments. Cela me rappelle ce que disait le chancelier de France après un lit de justice quand on avait témoigner d’un esprit de remontrance : « si veut le roi, si fait la loi » ! » lance-t-il.
Mais pour Robert Badinter « le grand vaincu, c'est la défense des intérêts des enfants », bien avant les politiques politiciennes. « Il y a des Nations unies la recommandation pressante que l’on confie à une instance spécialisée la défense des enfants. Ce ne sont pas des adultes, il s’agit d’être en devenir, de mineurs ou d’enfants abandonnés. Si une cause parmi toutes devrait nous rassembler, c'est celle-là ! » clame-t-il. Au regret du sénateur : « Non la politique a prévalu dès ce matin ».
Problème pour le sénateur des Hauts-de-Seine : le manque d’indépendance du défenseur des enfants. Dans la nouvelle configuration votée, il ne serait plus qu’un « adjoint du Défenseur des droits »
Nous devons agir et réagir, les principes de la démacrotie viennent d'être bafoués.